Au Royaume-Uni, la revente de montres de luxe volées connaît une augmentation significative, avec des plateformes en ligne facilitant leur circulation. Parallèlement, des bases de données spécialisées se multiplient pour lutter contre ce phénomène, mais leur fragmentation limite leur efficacité face à ce défi international.
En 2025, le total des montres de luxe enregistrées comme perdues ou volées dans une base de données mondiale a atteint un record de 1,7 milliard de livres sterling, selon The Watch Register. Cette organisation a enregistré 10 000 montres de luxe sur son site en 2025, soit une montre par heure, portant le total à 114 000 montres. Les vérifications en ligne ont augmenté de 29 % d’une année sur l’autre, avec plus de 280 000 montres désormais vérifiées annuellement sur le marché mondial de l’occasion. (cityam.com)
Malgré ces efforts, la fragmentation des bases de données spécialisées entrave leur efficacité. Une étude menée auprès de revendeurs en Europe, aux États-Unis, en Asie et au Moyen-Orient a révélé que 91 % des professionnels sont confrontés à des tentatives de vente de montres suspectes au moins plusieurs fois par mois, et 20 % d’entre eux plusieurs fois par semaine. Cependant, seulement 32 % des revendeurs effectuent un contrôle systématique sur la base de données pour chaque transaction, laissant des failles exploitables par les réseaux criminels. (montres-de-luxe.com)
La présence de boîtes et de papiers d’origine ne garantit plus l’authenticité d’une montre, car un tiers des montres identifiées comme volées sont proposées avec ces documents. Cette situation souligne la nécessité d’une vigilance accrue et d’une collaboration renforcée entre les acteurs du marché pour lutter efficacement contre la revente de montres volées. (montres-de-luxe.com)
En réponse à cette problématique, des initiatives telles qu’Enquirus ont été lancées pour centraliser les informations sur les montres et les bijoux, facilitant leur identification et rendant plus difficile leur revente. Cette plateforme numérique, développée par Richemont, est ouverte à toutes les marques de luxe et vise à lutter contre le vol de montres et de bijoux à l’échelle mondiale. (larevuedudigital.com)
Malgré ces avancées, la fragmentation des bases de données et le manque de collaboration internationale continuent de poser des défis majeurs dans la lutte contre la revente de montres volées. Une approche plus coordonnée et une standardisation des systèmes de traçabilité pourraient améliorer l’efficacité de ces initiatives et réduire l’impact de ce phénomène à l’échelle mondiale.






